LE DEUIL D'UN PROCHE

Le temps du deuil

Avant de pouvoir intégrer et accepter la mort d’un proche, on traverse généralement les trois phases principales suivantes :

  • La préparation : L’annonce d’un décès implique un choc, car on n’est jamais préparé à la mort d’un proche, même si dans certains cas, comme la maladie, elle est prévisible. Dans cette première phase, on peut se sentir comme figé dans son corps, on se dit «ce n’est pas possible», «je n’y crois pas»… On est comme anesthésié, on ne ressent pas grand-chose… et on cherche un responsable à ce qui est arrivé. Toutes ces réactions sont une protection contre cette nouvelle si inacceptable et contre les émotions qui seraient trop fortes.
  • La maturation : Plus tard, on commence à ressentir ces émotions, qui sont plus ou moins intenses et mélangées : il peut s’agir de tristesse, de peurs, de sentiment d’injustice, de colère, de culpabilité. On peut aussi ressentir des émotions contradictoires en même temps, par exemple être triste et soulagé quand le proche qui est décédé était très malade. C’est le chaos par moment, on dort mal, on n’arrive plus à se concentrer aux cours.
    Ces émotions sont normales, voire inévitables, elles ont une utilité et vont nous aider à réagir, à avancer, à prendre soin de soi.
  • L’intégration des changements : Au fil du temps, on parvient peu à peu à se souvenir de la personne sans trop souffrir et à pouvoir faire des choses qu’on ne pensait pas possibles avant, comme d’aller sur sa tombe. C’est le temps où on peut penser à ce que la personne nous a apporté, transmis, et on peut alors décider ce qu’on garde ou non des souvenirs, des affaires ou des valeurs qu’elle nous a transmises par exemple.

Si tu vis un deuil, que cette période te semble extrêmement difficile, que tu as l’impression que tu n’en sortiras jamais, il s’agit d’un passage que petit à petit tu parviendras à surmonter. Faire du sport, voir tes amis, jouer aux jeux vidéo te soulage ? Tu arrives à te vider la tête et à penser à autre chose par moments ? N’hésite pas à essayer ou à reprendre une activité qui te fait du bien. N’aie pas mauvaise conscience de rire, tu as le droit de t’amuser, de te réjouir et vivre ta vie. Tu reprendras confiance en toi, tu apprendras peu à peu à vivre autrement, à pouvoir de nouveau faire des projets pour toi et poursuivre ta vie.